Il y a des reconversions qu’on choisit, et d’autres qui s’imposent. La mienne est de la seconde sorte. Six ans dans l’événementiel de luxe à Paris, des années d’errance médicale, un SIBO puis des douleurs inflammatoires chroniques, et la naturopathie qui est entrée dans ma vie comme un recours, avant de devenir mon métier.
Je n’ai pas l’habitude de me raconter. C’est plutôt mon métier d’écouter. Mais on m’a demandé d’expliquer d’où je venais, et pourquoi je travaille comme je travaille. Alors voilà.
Une enfance à la campagne, le terrain premier
J’ai eu la chance de grandir à la campagne. Je le dis sans solennité, mais c’est un détail qui compte. Pas de grandes envolées sur le retour à la nature : juste une évidence rétrospective. Le mouvement, la cuisine faite à la maison, les légumes du jardin, les jours longs passés dehors faisaient partie de mon quotidien avant que j’en fasse un vocabulaire professionnel.
Ce n’était pas un choix de style de vie, c’était juste la vie.
Je n’avais pas conscience que c’était une éducation particulière. Je l’ai réalisé bien plus tard, à Paris, en voyant ce que c’était d’avoir oublié, culturellement, comment prendre soin d’un corps au quotidien.
L’errance médicale : un corps qui signale, longtemps incompris
Le diagnostic de SIBO (prolifération bactérienne de l’intestin grêle) est tombé des années plus tard, après de nouveaux épisodes digestifs lourds. Mais le SIBO n’était que la partie visible.
Avec le temps, j’ai compris que ce déséquilibre digestif n’était pas isolé : il entretenait une inflammation chronique de bas grade qui finissait par toucher d’autres terrains, l’énergie, le sommeil, et jusqu’à des douleurs diffuses. Le corps fonctionne d’un seul tenant ; quand un système s’épuise, les autres finissent par suivre.
Je ne raconte pas ce parcours pour en faire un récit de maladie. Je le raconte parce qu’il explique ma pratique. Quand vous avez été la patiente qu’on rassure sans écouter, vous ne devenez pas la même praticienne que quelqu’un qui n’a connu la maladie que dans les livres. Vous savez, dans votre chair, que le corps ne ment jamais. Que quand il signale, il a des raisons, même si personne n’a encore trouvé la grille de lecture.
J’en parle aujourd’hui sans dramatisation, mais sans euphémisme non plus.
Pourquoi j’ai quitté l’événementiel de luxe
À ce moment-là, j’avais une carrière. Six ans dans l’événementiel de luxe à Paris. Un métier que j’avais choisi, que j’aimais, dans lequel j’étais bonne. Le quitter n’allait pas de soi.
Je ne l’ai pas quitté par désamour. Je sentais juste qu’un autre travail frappait à la porte. Un travail qui utilisait les mêmes compétences : l’attention au détail, l’exigence, le soin de la mise en scène mais au service d’autre chose.
J’ai passé deux ans en formation de naturopathie, puis j’ai orienté ma pratique vers l’approche corps et esprit par le massage. C’est cette orientation manuelle qui guide toute ma pratique aujourd’hui, et qui me distingue de beaucoup de consœurs qui restent sur un accompagnement purement hygiéniste.
« Je viens du luxe. Ce que je ramène dans ce cabinet, c’est l’exigence du détail, le sens du cadre, l’idée qu’un soin se prépare. Ce que je laisse derrière, c’est la logique du paraître. Ici, on ne produit rien, on dépose. »
Le toucher, pas seulement les conseils
C’est le choix qui signe ma pratique. Pour moi, l’expertise d’une naturopathe ne se limite pas à poser des questions et à rendre des conseils. Le conseil arrive tard. Avant le conseil, il faut que le corps soit en état de l’entendre.
On peut donner les meilleurs conseils du monde à un système nerveux saturé : il ne les recevra pas. Le toucher est l’outil qui met le corps en état de recevoir. C’est pour ça que je tiens autant à cette dimension manuelle.
Je parle des cinq sens avec insistance, non comme une métaphore bien-être, mais comme un levier concret. La vue qu’on calme (lumière chaude, ordre). L’ouïe qu’on apaise (voix basse, pas de musique parasite). L’odorat qu’on ne brusque pas. Le toucher qu’on rend prévisible. Le goût qu’on rééduque doucement, via les conseils alimentaires. Quand les cinq sens sont apaisés, tout le reste devient possible.
Pourquoi la méthode Renata França
Parmi les techniques manuelles que je pratique, j’ai fait le choix de la méthode Renata França : drainage Renata França, remodelage, Miracle Face. Un choix qui peut sembler éloigné de la naturopathie classique. Je le défends.
La méthode Renata França est souvent présentée comme un soin esthétique. Mais quand on regarde techniquement ce qu’elle fait : drainage profond, soutien de la circulation, travail sur les tensions du visage et du ventre, on est exactement au cœur du métier naturopathique manuel. Ce n’est pas « pour mincir ». C’est pour drainer, pour relâcher, pour remettre le corps en mouvement. Le côté esthétique, c’est la conséquence. Pas l’objectif.
Cette position me permet de recevoir aussi bien des femmes en recherche d’accompagnement santé (fatigue, digestion, cycles) que des femmes qui arrivent par la porte de l’esthétique, et qui, séance après séance, découvrent qu’elles sont en train de faire tout autre chose.
Ce que je transmets aujourd’hui
Je reçois aujourd’hui, comme naturopathe à Paris, dans mes cabinets Paris 9 et Paris 11, des femmes qui, comme moi autrefois, n’ont pas été entendues. Des femmes qui tiennent depuis longtemps, qui ont déjà tout essayé, et qui n’arrivent plus à transformer ce savoir en gestes pour elles. Je leur offre ce que j’aurais voulu qu’on me donne : du temps, un regard non jugeant, et une paire de mains entraînées.
Je n’ai pas envie de reproduire ce dont j’ai souffert. Alors je prends le temps. Je pose des questions qu’on ne pose pas ailleurs. Je lis le corps avec mes mains avant de donner un avis. Et je dis clairement ce que je ne peux pas faire, ce qui relève du médical, ce qui peut attendre. Je ne vends ni certitude, ni promesse mais du temps et de l’attention, c’est tout, et c’est beaucoup.
Le temps que je m’accorde aussi. Le temps de laisser retomber la voix, de me recentrer, de redevenir disponible. C’est la partie invisible du métier. Entre deux personnes, il faut redescendre. Sinon on contamine.
C’est peut-être la phrase qui résume le mieux mon approche : avant de prendre soin des autres, se ranger soi-même. Et ne jamais confondre le geste et la performance.
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Je souhaite prendre rendez-vous directement dans l’un de mes cabinets.
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